Ce qui est fixe, ce qui est négociable et les questions que tout saisonnier devrait poser avant de signer
Ceci ne constitue pas un conseil juridique. Le droit du travail, les droits des travailleurs et les exigences contractuelles diffèrent considérablement d’un pays à l’autre. Demandez un avis juridique qualifié si vous avez des préoccupations concernant une situation particulière.
La plupart des travailleurs débutants acceptent la première offre sans poser de questions. Les saisonniers expérimentés savent généralement qu'il y a davantage de marge que ne le laisse penser l'offre initiale — notamment concernant le logement, le forfait de ski et la date de début. Ce guide explique ce que vous pouvez négocier ou non, et ce qu'il faut demander avant de signer.
Ce qui est généralement fixe
Ne perdez pas votre temps à essayer de modifier ces éléments.
Le salaire de base en France et en Autriche. Les employeurs sont légalement tenus de verser au moins le SMIC ou le salaire minimum, et la plupart paient ce minimum ou un montant proche. Demander un salaire plus élevé dans le cadre d'un contrat français en CDD ou en CDDS fonctionne rarement : la marge par salarié est faible et les employeurs disposent de nombreuses candidatures.
Le type de contrat. CDD, CDDS (spécifique aux emplois de ski et aux emplois saisonniers en France) ou équivalent. Les employeurs ont des raisons juridiques et comptables d'utiliser la structure de contrat qu'ils proposent. Demander un changement de type de contrat est généralement voué à l'échec.
La date de fin. La saison se termine lorsque la station ferme. Il existe une certaine souplesse au début, mais presque aucune à la fin.
Ce qui est réellement négociable
Les modalités et le coût du logement
C'est l'élément qui offre le plus de marge dans une négociation. De nombreux employeurs proposent un logement de fonction dont le coût est déduit de votre salaire — mais si vous avez déjà trouvé votre propre logement (chez un ami ou dans une location obtenue de manière indépendante), vous pourrez peut-être négocier une indemnité de logement à la place.
Posez directement la question : « Si je n'utilise pas votre logement, le salaire prévoit-il un supplément de logement ? » Certains employeurs en versent un ; d'autres ne proposent que la formule complète. Renseignez-vous avant de signer, pas après.
L'accès au forfait de ski ou aux remontées mécaniques
De nombreux employeurs incluent un forfait saison dans leur offre, mais les détails sont importants. S'agit-il d'un forfait valable toute la saison dans la station locale ou dans l'ensemble du domaine relié ? À quelle date commence-t-il ? Certains employeurs le fournissent dès votre arrivée, mais ne vous le facturent qu'à partir de l'ouverture ; d'autres le facturent dès le premier jour, quelle que soit la date.
Demandez précisément : « Quel forfait vais-je obtenir, pour quelle zone et à partir de quelle date ? »
La date de début et le ski de découverte
De nombreux employeurs autorisent quelques jours de ski à votre arrivée, avant l'ouverture de la station ou avant le début officiel du travail. Certains formalisent cela sous la forme de deux ou trois jours de découverte de la station — officiellement nécessaires pour votre fonction, puisque vous devez connaître la montagne. D'autres considèrent ces journées comme du temps personnel.
Demandez : « Quand dois-je arriver et aurai-je le temps de skier avant le début de mes fonctions ? »
La participation aux frais de déplacement
Les employeurs à bas prix la proposent rarement ; certaines sociétés de chalets haut de gamme incluent parfois une participation au trajet aller-retour ou une indemnité de carburant pour les personnes venant du Royaume-Uni en voiture. Posez la question au moment de l'offre, pas après avoir déjà réservé votre voyage.
L'affectation au poste et les horaires
Pour les postes d'entretien et de cuisine, demandez à quelle zone vous serez affecté (entretien) ou à quel poste (cuisine), ainsi que la répartition des jours de repos dans la semaine. Les débutants obtiennent généralement ce qui reste ; les saisonniers qui reviennent chez le même employeur peuvent souvent négocier leur préférence.
Questions à poser avant de signer
Passez cette liste en revue avant de prendre votre stylo :
- « Quel est le salaire exact et quelle somme sera déduite pour le logement et les repas ? »
- « Quel sera le salaire net réellement perçu après toutes les retenues ? »
- « Un forfait de ski est-il inclus et pour quelle zone ? »
- « Quels sont les horaires de travail et la répartition des jours de repos ? »
- « Une période de formation ou d'intégration est-elle prévue avant le début des fonctions ? »
- « Que se passe-t-il si la station ferme plus tôt en raison du manque de neige ? »
- « Existe-t-il une prime de performance ou un paiement de fin de saison ? »
- « Quel est le délai de préavis applicable aux deux parties ? »
Les questions sur le logement et le forfait de ski sont celles que les débutants oublient le plus souvent de poser. Ce sont pourtant souvent celles qui font la plus grande différence pour votre qualité de vie réelle en montagne.
Le rapport de force
En octobre, les employeurs recrutent encore activement et subissent une pression concurrentielle pour pourvoir les postes. C'est le moment de poser vos questions, de discuter les conditions et de négocier. En décembre, la plupart des postes sont pourvus et votre marge de manœuvre diminue fortement.
Postulez tôt, atteignez l'étape de l'offre avant décembre et profitez du court délai entre l'offre et la signature pour poser toutes les questions de cette liste. Un employeur qui refuse de répondre avant la signature à des questions élémentaires sur le salaire net ou les conditions du forfait vous donne déjà des informations utiles sur la façon dont il vous traitera pendant le reste de la saison.
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